Avocat, Banquier, Comptable: l’ABC des affaires

L'ABC des affaires: A pour Avocat, B pour Banquier, C pour Comptable

Image: domaine public

 

Pour réussir en affaires aux États-Unis comme sûrement ailleurs dans le monde, il faut connaître et respecter l’ABC des affaires:

  • A pour Avocat
  • B pour Banquier
  • C pour Comptable

A pour Avocat

Les États-Unis regorgent d’avocats, tous plus énergiques les uns que les autres. Ce n’est guère étonnant: poursuivre son voisin est une activité populaire au pays de l’Oncle Sam. Il ne faut donc jamais sous-estimer l’importance du conseil juridique à toutes les étapes de la vie de votre entreprise.

On ne choisit pas un avocat comme on choisit un modèle de voiture. Voici donc quelques éléments à considérer :

– Expertise

Il est préférable de choisir un avocat spécialisé dans le domaine d’activités de votre entreprise. Méfiez-vous de l’avocat qui se prétend expert dans 25 domaines du droit.

– Langue

Soyons honnêtes: on est toujours plus confortable dans sa langue maternelle. Le droit étant un langage hermétique, il est fondamental de comprendre ce que votre avocat vous explique. Les États-Unis comptent plusieurs avocats qui parlent français.

– Disponibilité

Il est important que votre avocat soit disponible. Si, après trois messages téléphoniques et deux courriels sans retour de sa part après 72 heures, l’accueil téléphonique de son cabinet allègue qu’il est «occupé», répondez que vous l’êtes tout autant et cherchez tout simplement un autre avocat.

B pour Banquier

Il existe plus de 6,000 banques commerciales aux États-Unis. Le choix est donc vaste. Toutefois, il ne faut surtout pas se laisser impressionner par la taille de la banque ou par sa notoriété. Les plus importantes ne sont pas nécessairement les meilleures. Voici quelques éléments à considérer :

– Services bancaires en ligne

Les services bancaires en ligne américains ne sont pas aussi développés qu’en Europe. Preuve: au moins l’une des cinq plus importantes banques US exige que les non-résidents américains fassent leurs virements bancaires par téléphone (avec un PIN ou mot de passe) plutôt que par Internet. Préhistoire, quand tu nous tiens…

– Emplacement

Le nombre de succursales peut être un critère important. Plus grand est le nombre de succursales, plus grande est votre capacité d’avoir accès à des facilités bancaires qui exigent parfois votre présence physique à la banque.

– Frais bancaires

La compétition est féroce entre les banques américaines. Il est donc encore possible de trouver un compte professionnel (société) sans frais mensuel. Certaines banques exigent toutefois que vous mainteniez un solde minimum mensuel (ex: 1,500$).

C pour Comptable

Le comptable (aussi appelé « expert-comptable ») est un allié important de votre société américaine. Aux USA, il porte généralement le titre de « Certified Public Accountant » (CPA). Voici quelques éléments à considérer :

– Connaissance de la fiscalité

Aux USA, il y a plus de 56,000 taux de taxe différents. De plus, l’impôt peut parfois être payable à plusieurs autorités : fédéral, État, comté, ville, régie. Une simple omission dans un rapport d’impôt peut entraîner une pénalité automatique de 10,000$US. Votre comptable est donc essentiel.

– Facilité de communication

Depuis sa fondation en 2001, CorpoMax utilise QuickBooks, l’un des logiciels comptables les plus populaires aux USA pour les petites et moyennes entreprises. Lorsqu’il est temps de clôturer l’année financière et de préparer les rapports d’impôt de CorpoMax, je remets tout simplement le fichier QuickBooks à notre comptable, qui s’occupe du reste. L’apprentissage de ce logiciel a été facilité par la grande disponibilité de notre comptable.

Avocat, banquier, comptable: comment les trouver?

Trouver LE bon professionnel n’est pas facile. Imaginez quand vous devez en trouver trois (ABC)! Mais c’est possible, croyez-moi. Il suffit tout simplement de procéder par étape:

Étape #1: Recherche d’information

Internet et plus particulièrement Google sont vos meilleurs alliés. À l’aide de mots-clé judicieusement choisis, trouvez des candidats potentiels. Consultez les associations oeuvrant dans votre secteur d’activités. Demandez à des collègues et même des compétiteurs.

Lien utile: Moteur de recherche French District

Étape #2: Évaluation

Lorsque vous croyez avoir trouvé un professionnel intéressant, écrivez-lui et analysez sa réaction. Quand va-t-il vous répondre? De quelle façon: écrite ou verbale?

Lorsque l’échange verbal commence entre vous, évaluez sa capacité d’écoute (avec ses oreilles ou avec sa bouche?), son attitude (professionnelle ou pompeuse?), sa façon de vendre ses services. Ne vous laissez pas endormir par ses propos: écoutez et analysez!

Vous devez tout évaluer. Tant à l’oral qu’à l’écrit. Un professionnel peut avoir une prose extraordinaire mais se révéler incapable de bien communiquer verbalement avec vous. Comprenez-vous ce qu’il vous dit? Laissez votre gêne au vestiaire et allez chercher des réponses claires et précises à vos questions.

Étape #3: Confirmation écrite

Si vous sentez que vous êtes entre de bonnes mains, demandez au propriétaire de celles-ci de vous confirmer par écrit ce qu’il vous représente verbalement:

  • description des services à rendre
  • durée de la prestation
  • prix et modalités de paiement

Lorsque j’étais jeune avocat, mon associé plus expérimenté me répétait souvent: « Un petit crayon vaut mieux qu’une grande mémoire »…

En bref

Si vous respectez l’ABC des affaires et que vous vous entourez de trois professionnels qualifiés dès le début de votre aventure entrepreneuriale, ceux-ci peuvent devenir des alliés de première importance. Les gens d’affaires qui réussissent sont souvent entourés des mêmes professionnels depuis de nombreuses années. Pour cela, exercez une certaine discrimination et tentez de trouver des professionnels qui sont dans la même tranche d’âge que vous…

Invitation à vous présenter

Vous, professionnel francophone qui oeuvrez aux États-Unis, je vous invite à vous faire connaître plus bas, dans les commentaires. Cela aidera sûrement les lecteurs de ce blog, dont certains deviendront peut-être vos clients.

Lire
Au sujet de Vincent Allard (39 articles)

Vincent Allard est un avocat spécialisé en droit des affaires. Après avoir émigré aux États-Unis en 1999, il a fondé CorpoMax, qui offre des services de création de société aux USA et dépôt de marque aux USA. Le blog et le podcast CorpoMax lui permettent de partager son expérience américaine et celle de ses milliers de clients, généralement avec une touche d'humour. Il favorise un échange fructueux avec tous ses lecteurs et auditeurs.


  • Estelle Berenbaum

    Bonjour à Tous,

    Je me présente, je suis Estelle Berenbaum et suis avocate en droit Américain de l’Immigration et de la Naturalisation. Je suis également la Fondatrice et Présidente du Cabinet d’Avocat Berenbaum.

    Mon cabinet est un cabinet francophone spécialisé en droit Américain de l’Immigration et de la Naturalisation. De ce fait mon but est d’accompagner mes clients étrangers dans les démarches liées à leur installation aux Etats-Unis et de faciliter leur immigration.

    Mon cabinet est situé à Miami en Floride. Toutefois, la loi américaine sur l’immigration et la naturalisation relevant du droit fédéral et étant appliquée de manière uniforme dans les cinquante états des États-Unis, je suis en mesure de conseiller juridiquement et de représenter mes clients à travers les États-Unis et internationalement.

    Je propose aux particuliers, aux petites, moyennes et grandes entreprises, les stratégies d’immigration les plus récentes et les plus adaptées à leurs situations afin de demander un visa temporaire ou un visa permanent. J’assiste mes clients dans toutes les étapes de la procédure d’obtention d’un statut régulier pour s’installer aux Etats-Unis, visiter le pays, étudier, investir, diriger une entreprise ou immigrer avec leur famille.

    Ma formation juridique internationale en France et aux USA ainsi que mon expérience et mes compétences me permettent de comprendre les structures internes des entreprises implantées dans les deux pays et de proposer des solutions et des stratégies adaptées aux besoins de mes clients.

    Mon objectif est d’œuvrer en partenariat avec mes clients afin de leur donner entière satisfaction.

    Je reste a votre entiere disposition pour discuter de votre projet et vous conseiller au mieux quant a votre projet d’immigration. N’hesitez pas a me contacter.

    Site Internet: http://berenbaumlaw.com/fr/

    Interview: http://frenchdistrict.com/floride/files/2012/04/interview-estelle-berenbaum.pdf

    Telephone Fr.: 09.77.19.84.72

    Telephone U.S.: (305) 515-8472

    E-mail: Info@Berenbaumlaw.com

  • contact@art-of-move.com

    En France, je dirais pour les affaires, la règle c’est BCD, le « A »
    est encore facultatif, les français sont moins procédurier qu’aux U.S.A., pour
    une seule et simple raison:

    c’est que la justice, fonction publique par excellence, peu habituer au travail
    (ils passent leur temps à coller des photos d’homme politique ou de
    personnalité sur des murs de cons) ont tellement de retard dans les procédures
    à traiter, que saisir un tribunal pour un conflit commercial est utopique, une
    des 2 société sera fermée avant que la procédure démarre

    Le « B », les banques françaises sont tellement arriérée et frileuse
    envers les gens qui veulent entreprendre, qu’on devrait les envoyer en Arctique
    pour refroidir la banquise (elles serviraient enfin à quelque chose de
    positif). Le mieux est encore de prendre une banque étrangère…

    Le « C » est incontournable, du moment qu’on reste dans leur droite
    ligne, et qu’on obéit à leurs directives, surtout pas d’audace et de
    nouveautés, on fait comme papa faisait.

    et le « D » qui est la débrouille ou la démerd…, l’outil principal
    pour essayer d’entreprendre en France, dès qu’on essaie de travailler un peu
    comme au Etats-Unis, avec de l’audace technologique, de l’ambition et de la
    fougue, on vous ramène dans les méthodes du 19 ème siècle, on parle souvent du
    vieux continent ou de la vieille Europe, elle est devenue sénile dans le
    domaine de l’entreprise (les performances le prouve tous les jours)

    Alors j’aimerais bien adhérer à l' »ABC », on est tellement doué en
    « D », qu’on respirerait mieux sur le nouveau continent….

    Art-Of-Move